DÉTAILS DU PROGRAMME

Mardi 16 juin 2026

Connexion se concentre sur les relations qui renforcent nos systèmes alimentaires.
Cette journée explorera comment la collaboration, le partage des connaissances et les partenariats communautaires aident à construire des réseaux alimentaires résilients et prospères. Rejoignez-nous pour relier les idées, les personnes et les lieux afin de construire ensemble un avenir alimentaire plus fort.

« Réseau Communautés Terrain Nourricières d’entente » explore les liens qui renforcent nos systèmes alimentaires et nos communautés. Cette session mettra en lumière les réseaux, les partenariats et les espaces de collaboration qui constituent le Réseau Terrain alimentaire d’entente, tout en aidant les participants à découvrir où leur propre travail, leurs intérêts et leurs expériences peuvent contribuer. Rejoignez-nous pour vous connecter, partager des idées et trouver votre place au sein d’un mouvement grandissant pour des systèmes alimentaires plus résilients et équitables.

Kristen Lowitt est professeur associé à l’école d’études environnementales de l’université Queen’s. Ses recherches portent sur les systèmes alimentaires durables et la gouvernance des systèmes alimentaires. Ses recherches portent sur les systèmes alimentaires durables et la gouvernance des systèmes alimentaires. Elle s’intéresse en particulier à la pêche à petite échelle, au revenu de base et aux mouvements alimentaires. Ses recherches sont basées sur l’établissement de partenariats et la coproduction de recherches et de connaissances avec les communautés. Elle est coprésidente de l’Association canadienne des études sur l’alimentation.

Karen Foster est professeur de sociologie à la faculté des arts et des sciences sociales de l’université Dalhousie, où elle a également été titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les avenirs ruraux durables pour le Canada atlantique de 2014 à 2025. Les recherches de Mme Foster portent sur la vie rurale au Canada atlantique, et plus particulièrement sur les systèmes alimentaires, l’économie, le travail et la main-d’œuvre, ainsi que le développement communautaire. Elle dirige le Rural Futures Research Collaborative et mène des projets de recherche actifs sur des sujets tels que la succession professionnelle dans les petites entreprises rurales, les relations entre les familles rurales et le travail, la livraison de repas adaptés aux besoins médicaux en milieu rural et les significations du travail. Elle travaille fréquemment avec des communautés et des organisations rurales pour les aider à répondre à des questions et à résoudre des problèmes par le biais de la recherche. Elle dirige le Réseau terrain Nourricières d’entente, un partenariat national de chercheurs en sciences humaines, d’organisations communautaires, de leaders autochtones, d’agriculteurs, de décideurs politiques et de groupes de la société civile qui travaillent ensemble pour transformer l’agriculture et les systèmes alimentaires du Canada en vue d’un avenir durable et sans émissions de gaz à effet de serre.

Aaron Vansintjan est chercheur en politique du Réseau pour l’alimentation durable. Depuis plus de dix ans, il conseille des partis politiques et des organisations à but non lucratif sur la politique alimentaire. Il est également l’auteur de deux ouvrages sur la politique économique et environnementale.

Moe Garahan travaille sur les questions d’alimentation et d’agriculture depuis 1995. Axée sur le développement communautaire et les approches de développement économique communautaire, elle a facilité la mise en place de nombreuses initiatives alimentaires communautaires et régionales en cours (y compris Alimentation juste) tout en soutenant le changement des systèmes alimentaires à l’échelle provinciale et d’un océan à l’autre (actuellement Sustain Ontario, Réseau Communautés Nourricières et Réseau terrains Nourricières). Depuis 2004, elle est directrice générale d’Alimentation juste, travaillant avec des équipes pour intégrer l’accès à l’alimentation et le localisme alimentaire dans les milieux urbains et ruraux de la région d’Algonquin/Ottawa.

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Rejoignez-nous pour une visite guidée des coulisses et un échange de vues au Sharing Place Food Centre à Orillia (sharingplaceorillia.org), une organisation communautaire qui s’efforce de répondre aux besoins alimentaires immédiats tout en renforçant le système alimentaire régional pour l’avenir. Cette visite guidée présente aux participants l’approche intégrée du Sharing Place, qui combine l’aide alimentaire d’urgence avec la récupération alimentaire, la nutrition scolaire, le plaidoyer et la planification du système alimentaire. Les participants découvriront comment les programmes sont conçus pour aider les gens aujourd’hui tout en contribuant à un changement systémique à plus long terme. La visite mettra en avant les principaux programmes d’accès à l’alimentation, notamment : Banque alimentaire : fournir un approvisionnement d’urgence de sept jours en aliments nutritifs dans un environnement sans jugement ; Récupération alimentaire : récupérer les surplus alimentaires auprès des épiceries, fournisseurs et agriculteurs locaux pour soutenir la banque alimentaire, Meals 4 Change et les partenaires communautaires ; Meals 4 Change : préparer des repas nutritifs prêts à réchauffer pour les organismes venant en aide aux personnes en situation d’insécurité alimentaire ; School Fuel : soutient l’accès à une alimentation scolaire nutritive en prenant en charge 50 % des coûts et en assurant la livraison gratuite aux écoles locales ; Les participants découvriront également comment The Sharing Place œuvre pour transformer l’avenir à travers : la planification du système alimentaire : évaluer le système alimentaire régional et faire progresser la planification et la coordination menées par la communauté, en mettant de plus en plus l’accent sur la mise en relation de la recherche universitaire sur les systèmes alimentaires avec les connaissances et l’expérience de la communauté ;
Plaidoyer : Mener des actions de plaidoyer fondées sur les politiques publiques en faveur de la réduction de la pauvreté, de la nutrition scolaire et de la conception des systèmes alimentaires. Cette session prévoit un temps consacré aux questions et aux échanges et s’adresse aux professionnels, aux chercheurs, aux étudiants, aux décideurs politiques ainsi qu’aux personnes œuvrant dans les domaines de la sécurité alimentaire, des systèmes alimentaires et de l’action communautaire axée sur l’équité.

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Christy Kelly-Bisson, André Magnan, Sarah Rotz, Andrew Spring, Sarah Marquis, Richard Bloomfield

La consolidation des exploitations agricoles, la concentration des terres agricoles et la financiarisation sont en hausse au Canada, ce qui entraîne une croissance accrue de l’agriculture à grande échelle non durable à un moment où il est crucial d’atteindre des émissions nettes nulles dans l’agriculture. Les jeunes agriculteurs et les nouveaux venus dans l’agriculture sont à l’avant-garde d’une transition agroécologique dans la production alimentaire, mais ils ont du mal à obtenir la sécurité d’occupation des terres agricoles. Cette tension met en évidence le fait que la façon dont nous nous rapportons les uns aux autres par l’intermédiaire de la terre détermine qui peut décider de la façon dont la nourriture est produite. Pour parvenir à la souveraineté alimentaire et à une production alimentaire nette zéro, il faut donc examiner de près la manière dont les terres sont distribuées, qui y a accès et dans quelles conditions. Les terres agricoles détenues à des fins d’investissement donnent lieu à des pratiques d’utilisation des terres radicalement différentes de celles des communautés qui gèrent les terres pour assurer la sécurité alimentaire locale. La question de la propriété foncière est également un facteur essentiel pour réparer les injustices passées et présentes. Cette table ronde s’appuie sur l’expertise de chercheurs universitaires et communautaires pour discuter des conditions politico-économiques actuelles qui engendrent l’insécurité foncière et tirer des leçons de l’agriculture dans les communautés autochtones éloignées, des modèles alternatifs de propriété foncière et des initiatives de partage des terres à travers le Canada. Cette discussion propose une évaluation critique des possibilités émergentes de réforme foncière menée par les communautés et de nouvelles relations foncières dans le cadre de l’organisation de la souveraineté alimentaire, de la durabilité, de l’équité et de la justice.

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Patricia Ballamingie, Charles Levkoe, Mustafa Koç

Les mouvements alimentaires au Canada et dans les territoires autochtones regroupent un large éventail de personnes, d’expériences, de motivations et d’objectifs. Pour déterminer les orientations futures, les stratégies et les tactiques, il faut écouter les anciens du mouvement et réfléchir de manière critique à la manière dont nous sommes arrivés à ce stade. Cette table ronde présente les résultats de 28 entretiens menés avec des dirigeants d’un large éventail de mouvements alimentaires sur une période de près de 50 ans. Nous vous présentons Appetites for Change : Learning from Food Movement Elders, une collection numérique collaborative d’histoires orales sur les idées, les célébrations et les tensions des acteurs du mouvement alimentaire. En tant que ressource de connaissance intergénérationnelle et outil de construction de mouvement, cette ressource éducative libre (REL) et ce site web public seront accessibles pour être utilisés dans des contextes d’apprentissage, de formation et de politique. La collection comprend 5 Aînés autochtones, 7 universitaires engagés dans la communauté, 12 leaders du mouvement alimentaire (principalement de la société civile), et 4 leaders émergents du mouvement alimentaire, interviewés entre 2019 et 2025. Les participants et particpantes ont réfléchi à leur implication (et à leur compréhension) du rôle de la société civile dans le pouvoir et la prise de décision des systèmes alimentaires, notamment : l’évolution des contextes au fil du temps ; les stratégies et tactiques efficaces ; les relations ; l’allié ; la souveraineté alimentaire autochtone ; et les raisons pour lesquelles la participation est importante. La table ronde comprendra des Aînés du mouvement alimentaire et des chercheurs, et partagera les idées du projet ainsi que les façons dont les universitaires, les praticiens et les mouvements pourraient bénéficier de cette ressource.

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Ayla Fenton, Rav Singh, Maddie Marmor et Sarah Marquis

Les agriculteurs jouent un rôle essentiel dans la promotion des systèmes alimentaires régionaux, de la gestion écologique et de la souveraineté alimentaire des communautés. Pourtant, ils sont confrontés à la baisse de leurs revenus, au désinvestissement dans les services de vulgarisation agricole et à l’aggravation des effets du changement climatique. Dans le même temps, les consommateurs paient leur nourriture plus cher, l’insécurité alimentaire augmente et l’accès à la terre reste un obstacle majeur pour les nouveaux agriculteurs et ceux qui recherchent l’équité. Malgré ces défis, les cadres politiques dominants continuent de donner la priorité à l’agriculture à grande échelle, orientée vers l’exportation, reflétant des hypothèses étroites sur les types d’agriculture considérés comme « viables » et méritant un investissement public. Cet atelier participatif de 90 minutes rassemble des organisations dirigées par des agriculteurs, des chercheurs et des alliés du mouvement pour examiner comment ces hypothèses sont formées, soutenues et remises en question. Co-animée par Young Agrarians, le National Farmers Union et l’Ecological Farmers Association of Ontario, la session met l’accent sur les connaissances et l’expérience vécue des agriculteurs. Par le biais de récits et de dialogues, les participants exploreront les contributions sociales, économiques, écologiques et culturelles des agriculteurs – des dimensions de la valeur qui sont souvent négligées dans les politiques et la recherche. Les participants réfléchiront à la manière dont les universitaires, les chercheurs et les organisations de non-agriculteurs peuvent collaborer plus efficacement avec les efforts de plaidoyer menés par les agriculteurs. Ensemble, nous identifierons des stratégies pour combler les lacunes en matière de connaissances, renforcer les arguments en faveur de l’investissement public dans les systèmes alimentaires locaux et faire progresser la souveraineté alimentaire et la justice raciale. L’atelier explorera également la façon dont la recherche peut être produite et diffusée de manière à être accessible, pertinente et responsable pour les mouvements de base. En mettant l’accent sur l’apprentissage mutuel, la réflexivité et l’établissement de relations, cette session permettra aux participants de mieux comprendre les défis politiques auxquels sont confrontés les agriculteurs, de mieux connaître les priorités de recherche définies par les agriculteurs et d’avoir des idées pratiques de collaboration entre la recherche, le plaidoyer et la construction de mouvements en faveur de systèmes alimentaires plus justes et plus résilients.

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Meaghan Mechler, Devin Herman, Josalyn Radcliffe

La Food System Roundtable of Waterloo Region (FSRWR) a pour mission de promouvoir des systèmes alimentaires durables et souverains. Notre travail soutient un réseau de producteurs, de chercheurs, d’organisations communautaires et d’habitants de cette région, située à 90 km à l’ouest de Toronto. Nous organisons des événements publics, des ateliers et des partages de compétences afin de développer l’expertise et la communauté pour des systèmes alimentaires durables. La région de Waterloo elle-même possède une culture unique de partage gratuit des connaissances et de développement des compétences dans une variété d’espaces culturels. Parmi les exemples, citons les cours de danse publics gratuits (par le biais de réseaux de communautés de danse), les visites libres (organisées par la région), les cafés qui accueillent des artistes et proposent des ateliers communautaires gratuits, ainsi que des conférences gratuites dans les universités, les bibliothèques et les galeries d’art. Les événements de partage des compétences sont un moyen important et bien accueilli pour la table ronde de développer la confiance et les relations, tout en soutenant le développement des compétences et des cultures qui renforcent la souveraineté alimentaire. En outre, nos événements de partage des compétences ont fourni des occasions supplémentaires de travailler aux côtés d’initiatives de recherche communautaires et d’identifier les besoins actuels de notre communauté. Dans cet atelier, nous partagerons les recherches actuelles sur la manière dont la participation pratique aux systèmes alimentaires façonne les idéologies et les cultures de la souveraineté alimentaire. Notre équipe mettra en avant la structure et les leçons tirées des précédents partages de compétences du FSRWR, tout en proposant un apprentissage par la pratique grâce à une activité pratique de partage de compétences. Les participants à l’atelier seront invités à discuter de la théorie, des limites et des défis pratiques de l’utilisation du partage des compétences pour faire progresser la souveraineté alimentaire, tout en étant guidés dans une activité de greffe d’arbre fruitier d’été. Tout comme cet atelier cherche à aider les participants à adapter nos apprentissages à leurs lieux et espaces spécifiques, les participants s’engageront dans un apprentissage pratique et prêt à l’emploi de la greffe d’arbres fruitiers en utilisant des branches pour soutenir les leçons qui peuvent être appliquées à la fin de l’été. Les participants quitteront l’atelier avec une nouvelle compétence à mettre en pratique et à partager au sein de leur système alimentaire, et une compréhension de la manière dont de telles pratiques modifient les valeurs culturelles et les cadres individuels de lieu et d’appartenance.

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Rey Prudhomme, Jamie Vojvodin

Il existe une longue histoire entre les traditions alimentaires canadiennes et les communautés autochtones, en particulier dans le monde universitaire. Ensemble, nous explorerons les concepts d’inclusion, de symbolisme et d’intersectionnalité dans le monde universitaire à travers le prisme des étudiants de premier cycle. Des discussions guidées sur la manière dont les institutions universitaires peuvent ou non offrir des opportunités aux individus autochtones inciteront les participants à s’interroger sur le fonctionnement des opportunités éducatives inclusives et accessibles. Les participants seront encouragés à partager des expériences où ils se sont vus ou n’ont pas été vus, eux ou leurs pratiques alimentaires, dans un environnement universitaire ou professionnel. Un dernier point de discussion permettra aux participants d’explorer l’utilisation authentique d’un langage inclusif.

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Kathleen Kevany, Pauline Cripps, Helen Vallianatos, Mustafa Koc, Elizabeth Onyango, Alicia Martin

Table ronde sur les piliers avec des sujets courts pour inviter à une large discussion entre tous les participants.

Pauline Cripps, Junior scholar and Community Food Lead, Arrell Food Institute, University of Guelph, partagera ses perspectives sur les obstacles et les opportunités des entreprises sociales en matière de durabilité et de relations entre les organisations locales et les systèmes alimentaires localisés.

Helen Vallianatos, Associate Dean Education & Professor, U Alberta, College of Social Sciences and Humanities, fera le lien entre les rencontres pédagogiques avec les modes d’alimentation locaux et les producteurs de denrées alimentaires, en examinant les points de vue des étudiants de l’enseignement postsecondaire il y a dix ans, jusqu’à aujourd’hui, aux prises avec des choix alimentaires qui façonnent la sécurité alimentaire locale, et qui font face à des facteurs de stress financiers et autres.

Mustafa Koç, professeur émérite au département de sociologie du Centre d’études sur la sécurité alimentaire de l’Université métropolitaine de Toronto, présentera des idées sur les menaces qui pèsent sur la souveraineté et la sécurité alimentaires dans un environnement politique et économique mondial en pleine mutation.

Elizabeth Onyango, professeur adjoint en communautés saines et durables, santé publique, U.Alberta, fera part de son point de vue sur les expériences des immigrants avec le système alimentaire – de la production à la consommation, en passant par les politiques et directives d’importation.

Alicia Martin, en début de carrière, post-doctorante, Réseau terrain d’entente, discutera du travail dans le domaine de la connaissance des systèmes alimentaires et des connaissances, compétences, attitudes et valeurs des citoyens en relation avec les systèmes alimentaires.

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Modéré par le Réseau Communautés Nourricières
Panélistes : Lesley McMullin, Alyssa Rush, Ben Earle, Bridget King, Lesley McMullin, Sarah Siska

Les personnes travaillant à l’échelle d’une communauté sont invitées avec enthousiasme à partager leurs connaissances et leurs idées lors de cette session. Les communautés urbaines, rurales et éloignées d’un océan à l’autre font progresser le travail sur les systèmes alimentaires locaux et régionaux par le biais de conseils de politique alimentaire, de réseaux alimentaires et d’autres partenariats communautaires. De nombreuses communautés travaillent en parallèle, souvent avec de petites équipes, des ressources limitées et un travail relationnel important qui n’est pas toujours reconnu et soutenu. Cette table ronde rassemble des acteurs issus de communautés de l’ensemble des territoires autochtones/Canada qui œuvrent à l’échelle locale et régionale afin de partager des enseignements tirés de leur expérience sur les éléments nécessaires à la mise en place et au maintien d’une gouvernance alimentaire locale efficace. La séance mettra l’accent sur l’expérience des personnes qui animent des tables rondes sur les systèmes alimentaires ancrés localement, lesquelles relient les initiatives communautaires aux politiques municipales ou régionales, aux évaluations et aux plans relatifs aux systèmes alimentaires, ou encore aux stratégies. Les intervenants réfléchiront aux conditions qui favorisent ou entravent les progrès du système alimentaire à l’échelle locale/régionale, notamment le rôle d’évaluations des systèmes alimentaires, la mobilisation des connaissances pour soutenir la transformation du système, les partenariats intersectoriels et les relations au sein des communautés et entre elles. La conversation explorera des exemples de la façon dont les praticiens naviguent dans la géographie, les structures institutionnelles, le financement et les réalités politiques tout en continuant à faire avancer le travail dirigé par la communauté et fondé sur l’équité. Cette session vise à développer une compréhension commune entre les personnes qui font un travail similaire, en discutant des possibilités de renforcer les capacités et le leadership coordonné du système alimentaire par le biais du Réseau Communautés Nourricières et d’autres réseaux qui relient les praticiens à travers les communautés.

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Organisé par : Mariia Kozlova, Elif Birbiri et Natalie Weder
Animé par : Sharita Henry et Sheldomar Elliott de FoodShare Toronto

Cette session explore le défi de soutenir les visions transformatrices et perturbatrices au sein des mouvements alimentaires au fur et à mesure qu’ils se développent et s’institutionnalisent. Destinée principalement aux jeunes ou nouveaux organisateurs communautaires, aux étudiants et aux chercheurs émergents – tout en restant ouverte à tous les participants intéressés – cette session répond à une tension commune dans les mouvements sociaux : la tendance des ambitions radicales pour le changement systémique à être modérées au fil du temps. À mesure que les mouvements recherchent la légitimité, le financement et les partenariats avec les institutions établies, ils peuvent atténuer les critiques des systèmes dominants, y compris le capitalisme, et s’orienter vers des réformes progressives. Si ces stratégies peuvent renforcer les capacités et l’influence à court terme, elles risquent de compromettre les transformations structurelles plus profondes nécessaires à la réalisation de la justice alimentaire. La session créera un espace interactif permettant aux participants de réfléchir de manière critique à cette tension et d’explorer collectivement des stratégies pour maintenir des visions radicales tout en construisant des mouvements durables. Grâce à une combinaison de cercles de discussion animés, de sessions en petits groupes et d’activités collaboratives – telles qu’un « tableau de constellation » où les participants apportent leurs idées et leurs expériences – les participants s’engageront dans un dialogue sur les opportunités et les contraintes auxquelles ils sont confrontés dans leur travail d’organisation.

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Sarah Elton, Ryan Isakson, Aparna Menon, Patrick Harney

L’agriculture urbaine et périurbaine offre la possibilité de réduire les gaz à effet de serre, d’accroître la production alimentaire et d’améliorer l’accès à la nourriture. Les initiatives politiques dans la région du Grand Toronto et du Golden Horseshoe soutiennent cette affirmation, mais notre compréhension de la façon dont les facteurs environnementaux, écologiques, socio-économiques et politiques déterminent le succès ou l’échec de l’agriculture urbaine et périurbaine à travers de multiples indicateurs de durabilité est remarquablement limitée. Nous sommes des chercheurs en sciences sociales qui collaborent avec des universitaires de divers domaines, ainsi qu’avec des chercheurs de la communauté, dans le cadre d’un projet de recherche transdisciplinaire intitulé TOSustain : Vers une agriculture urbaine et périurbaine durable pour des systèmes alimentaires nets zéro. Nous étudions les dimensions sociopolitiques de la reterritorialisation des systèmes de production alimentaire dans la région du Grand Toronto et du Golden Horseshoe, y compris la justice alimentaire. Notre panel

1) Élaborer une définition de l’agriculture périurbaine, en soulignant l’histoire et les caractéristiques communes qui distinguent le « périurbain » des espaces urbains, suburbains et ruraux, et les interpréter dans un contexte local (Aden Fisher, doctorant à l’école de santé publique Dalla Lana de l’université de Toronto).

2) Rapport sur nos recherches avec les principaux acteurs du système alimentaire périurbain et urbain sur la façon d’accroître la production de fruits et légumes dans la région du Grand Toronto, notamment grâce à un nouveau modèle de financement qui rémunère les agriculteurs qui choisissent de cultiver des produits dans la région (Sarah Elton, professeur adjoint à l’école de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto).

3) Explorer les rôles dynamiques et diversifiés joués par les épiciers indépendants et les vendeurs ambulants qui restent invisibles dans les paysages de vente au détail dominés par les supermarchés et les cadres politiques connexes (Aparna Menon, candidate au doctorat, Dalla Lana School of Public Health de l’Université de Toronto).

4) Discuter de la manière dont la pédagogie est déployée en tant que stratégie pour faire avancer les objectifs de justice alimentaire locale par la construction de mouvements, la traduction des politiques et l’engagement dans la gouvernance (Michael Classes, professeur adjoint, École de l’environnement, Université de Toronto), et

5) Évaluer de manière critique la façon dont l’économie politique de la terre façonne les stratégies de croissance et le potentiel d’émancipation de l’UPA (Patrick Harney, doctorant en géographie et planification, Université de Toronto (patrick.harney@mail.utoronto.ca) et Ryan Isakson, professeur associé, département de géographie et planification, Université de Toronto (ryan.isakson@utoronto.ca).

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Arbres fruitiers publics : Des modèles pour réussir les fruits en ville
Leah Bobet

Un arbre fruitier est un voisin généreux : il peut absorber les eaux pluviales, séquestrer le carbone, offrir de l’ombre, abriter des pollinisateurs, créer une communauté et contribuer à nourrir les villes. Dans les villes en particulier, les arbres fruitiers accessibles au public sont un outil qui mérite d’être intégré à nos solutions en matière de sécurité alimentaire et de climat. Cependant, même les petits changements dans l’utilisation des terres et les systèmes alimentaires locaux nécessitent des changements politiques pragmatiques pour être durables : les règlements, la coopération interdépartementale et les parcours de compétences stables jouent tous un rôle dans le succès des arbres fruitiers urbains. Heureusement, il n’est pas nécessaire de partir de zéro. Les villes du Canada et du monde entier développent une multitude de modèles d’arbres fruitiers urbains publics respectueux du climat : des approches déjà expérimentées et peu coûteuses que nous pouvons adapter pour en faire des solutions rapides et appropriées au niveau local. Cette affiche compare plusieurs modèles canadiens d’arbres fruitiers publics et la manière dont les villes les font fonctionner, alors que nos systèmes alimentaires s’orientent vers une meilleure résilience. Basée sur une recherche communautaire menée dans le cadre du programme de sécurité alimentaire de l’Université métropolitaine de Toronto – un travail qui a vu le jour au sein des communautés de pratique de la souveraineté alimentaire de Toronto – elle offrira des incitations, des options et des directions de coopération que les communautés, les organisateurs, les municipalités et les organisations à but non lucratif peuvent adapter pour construire des vergers urbains plus durables. »

Mauvais aliments ou bons déchets ? Initiatives de  » semences  » à petite échelle et gouvernance des pertes et gaspillages alimentaires à Montréal
Chloe Zinn, Dr. Karina Benessaiah, Dr. Kate Parizeau

Les pertes et gaspillages alimentaires (FLW) sont apparus comme un défi majeur qui entrave les transformations durables et justes du système alimentaire canadien. Malgré l’attention croissante portée au gaspillage alimentaire par les politiques et les chercheurs, les réponses existantes en matière de gouvernance ont été fragmentées et n’ont pas permis d’aborder l’ampleur et la complexité des pertes et gaspillages alimentaires dans divers contextes spatiaux et de gouvernance. Les recherches récentes se sont principalement concentrées sur les rôles des institutions publiques, le comportement des consommateurs et les grands acteurs non gouvernementaux, laissant les contributions des initiatives à petite échelle et communautaires relativement sous-examinées. Cet article explore la manière dont les initiatives de durabilité à petite échelle, conceptualisées comme des « semences » de transformation, contribuent à la gouvernance des pertes et gaspillages alimentaires. Dans le cadre des transitions de durabilité et des études sur la gouvernance environnementale, l’étude pose la question suivante : comment les initiatives de semences façonnent-elles les valeurs, les relations et les pratiques de la gouvernance des pertes et gaspillages alimentaires, et quels sont les points d’appui qu’elles offrent pour un changement plus large du système ? Sur le plan méthodologique, l’article explore une étude de cas à méthodes mixtes sur les initiatives de gestion des déchets liquides à Montréal, au Québec, combinant des entrevues semi-structurées, l’observation des participants et une analyse comparative du discours des énoncés de mission des semences et des politiques provinciales en matière de gestion des déchets liquides. Les résultats suggèrent que les initiatives de semences jouent des rôles de gouvernance distincts en recadrant le gaspillage alimentaire comme un problème social et relationnel, en expérimentant des pratiques alternatives de redistribution et de valorisation, et en jouant un rôle de médiateur entre l’État, le marché et les acteurs de la communauté à l’échelle locale. Bien qu’elles opèrent souvent en marge des cadres politiques officiels, ces initiatives génèrent des pratiques et des récits qui remettent en question les approches socio-techniques dominantes en matière de déchets alimentaires. En mettant l’accent sur les contextes socio-écologiques locaux et les rôles relationnels des acteurs à petite échelle, cet article contribue aux débats en géographie sur la gouvernance des systèmes alimentaires, les transformations de la durabilité et la collaboration multi-acteurs, et souligne l’importance de reconnaître et de soutenir les initiatives locales comme faisant partie intégrante d’une gouvernance équitable et efficace des FLW dans le contexte canadien.

Reconnecter l’alimentation, la communauté et la terre : Construire des systèmes alimentaires durables et équitables dans le bassin supérieur du fleuve Columbia
Kaitlyn Adam

Avec cette présentation d’affiche, j’explore les façons dont le mouvement alimentaire local dans le bassin supérieur de la rivière Columbia (CRB) au Canada offre une approche holistique pour relever les défis sociaux et environnementaux interconnectés. J’analyse également les synergies et les partenariats entre les initiatives d’alimentation locale des colons (LFI) et les initiatives de souveraineté alimentaire des autochtones, montrant leur potentiel à créer de nouvelles possibilités de réconciliation grâce à la collaboration et aux valeurs partagées. Dans le cadre de cette recherche, notre équipe a mené 23 entretiens semi-structurés avec des dirigeants de diverses IFL dans le CRB, associés à une expérience de bénévolat dans plusieurs fermes de colons et dans une ferme autochtone Syilx. Mes recherches ont montré que les LFI améliorent la santé humaine et environnementale, favorisent un lien plus profond avec la communauté, la nourriture et la nature, renforcent la résilience alimentaire locale et améliorent la culture alimentaire. En outre, les LFI perturbent activement le système alimentaire industriel dominant, caractérisé par la concentration des entreprises, l’inégalité alimentaire, la dégradation de l’environnement et la déconnexion, en promouvant des pratiques qui s’alignent étroitement sur les visions du monde indigènes des systèmes alimentaires en tant qu’ensembles interconnectés. Ces initiatives utilisent plusieurs approches pour perturber le statu quo, y compris les efforts de renforcement des relations, la création d’espaces de rassemblement communautaires et de modèles commerciaux axés sur la communauté, et la poursuite de l’agriculture biologique/régénératrice. À titre d’exemple, un participant à l’entretien a créé un écosystème agricole qui intègre les pollinisateurs et les plantes indigènes aux cultures vivrières afin de démontrer une approche holistique de la culture. Cet IFL a également établi des relations avec les communautés indigènes locales pour collaborer à divers projets, s’est associé aux écoles voisines pour améliorer les connaissances en matière d’alimentation et a piloté un modèle alimentaire équitable pour nourrir sa communauté. En fin de compte, le mouvement alimentaire local relie les gens à la terre et à la nature relationnelle de l’alimentation, et les LFI, en particulier par le biais de partenariats avec les communautés indigènes, peuvent nous aider à construire un avenir alimentaire équitable, durable et décolonial qui soutient la connexion communautaire, la justice alimentaire et le bien-être pour tous.

Soutenir la souveraineté alimentaire des autochtones par l’apprentissage et la compréhension
Bridget King, Kathryn Rondina, Tarahum Ruhama, Jessica Love, Kim McGibbon

Bien que les définitions varient, la souveraineté alimentaire autochtone (SIA) met systématiquement l’accent sur des stratégies qui respectent l’autonomie autochtone et les pratiques alimentaires traditionnelles. Dans le domaine de la diététique, et dans toutes les professions de santé, le colonialisme a façonné l’enseignement, la recherche et la pratique. Pour fournir des soins centrés sur le client, les professionnels de la santé ont besoin des connaissances et des outils nécessaires pour comprendre et défendre les principes de la SFI. Dans le cadre d’un récent projet du programme de stage en diététique de l’Université NOSM, deux apprenants en diététique et des diététiciens agréés de trois unités de santé publique du Nord de l’Ontario ont été invités à identifier, évaluer et recommander des outils de formation qui renforcent la compréhension de l’IFS. Un processus d’examen structuré a été entrepris à l’aide d’outils d’évaluation critique établis, notamment l’outil d’évaluation critique du JBI pour les études qualitatives et la liste de contrôle de l’AACODS pour la littérature grise. Le Aboriginal and Torres Strait Islander Quality Appraisal Tool (outil d’évaluation de la qualité pour les aborigènes et les insulaires du détroit de Torres) a également été utilisé. Au cours de ce processus, l’équipe de recherche a constaté que les outils d’évaluation existants ne tenaient pas suffisamment compte des méthodologies indigènes ou des approches relationnelles de la connaissance. En conséquence, et en consultation avec une équipe de santé publique indigène, l’équipe a élargi le processus d’évaluation en y incorporant trois questions supplémentaires. La contribution de la Nourishing Health Education Coalition a permis de renforcer l’évaluation. Le projet a abouti à un ensemble de ressources pertinentes pour les diététiciens, les apprenants en diététique, les professionnels de la santé et les autres personnes intéressées par l’IFS. Cette présentation mettra en évidence les principaux résultats, les outils recommandés et l’importance des cadres d’évaluation qui honorent les visions du monde indigènes dans la promotion d’une pratique nutritionnelle culturellement sûre, relationnelle et transformatrice. Les membres de l’équipe de recherche soulignent leur position en tant que non-autochtones.

Cartographier, japper et démarrer : Comprendre la souveraineté alimentaire dans la région de Waterloo grâce aux champions de l’alimentation
Jie-Soo Park, Laine Young, Elisabeth Miltenburg, Devin Herman, Steffanie Scott, Andrew Spring

L’engagement communautaire et la co-création de connaissances avec les leaders de l’espace alimentaire ont été historiquement utilisés dans l’espace de recherche sur la souveraineté alimentaire car ils s’alignent sur les valeurs de la souveraineté alimentaire. La région de Waterloo, l’une des municipalités à la croissance la plus rapide du pays, a une longue histoire de leadership et d’innovation en matière de système alimentaire, la Food System Roundtable of Waterloo Region (FSRWR) jouant un rôle central dans l’éducation, le réseautage et la défense des politiques. Cette présentation explore le travail de l’auteur avec les champions locaux de l’alimentation pour co-créer une vision de la souveraineté alimentaire dans la région de Waterloo.En utilisant une approche mixte et une recherche participative communautaire, ce projet évalue les participants par le biais d’ateliers communautaires, d’entretiens semi-structurés et d’une cartographie participative des ressources alimentaires. L’objectif est de comprendre en profondeur les connaissances actuelles des champions du système alimentaire, leur définition de la souveraineté alimentaire et leur vision de l’avenir de l’alimentation dans la région. Malgré une littérature croissante sur la souveraineté alimentaire au Canada, les régions de taille moyenne avec des systèmes alimentaires urbains-ruraux sont comparativement peu étudiées dans les études sur la souveraineté alimentaire, qui tendent à se concentrer sur les grands centres métropolitains ou les communautés éloignées. Cette présentation discutera de la méthodologie et soulignera les résultats préliminaires de ce travail. Bien que les méthodes développées dans ce processus soient basées sur le contexte de la région de Waterloo, elles ont des implications de recherche plus larges pour la construction de la souveraineté alimentaire à travers les disciplines et les géographies.

Soins centrés sur le patient dans les systèmes alimentaires socio-écologiques, le régime cétogène et les implications pour l’équité et la durabilité
Julia Russell Jozkow

Par le biais d’une recherche qualitative, j’explore les nouvelles tendances liées à l’alimentation en tant qu’intervention médicale du point de vue de l’éthique, de l’équité et de la durabilité. En particulier, je me concentre sur les implications des preuves émergentes qui soutiennent l’utilisation du régime cétogène. Bien que la population générale connaisse le régime cétogène comme un outil de perte de poids, il s’agit d’une approche fondée sur des preuves pour la gestion de l’épilepsie réfractaire et qui est utilisée dans le traitement des crises depuis plus de 100 ans. Aujourd’hui, la littérature scientifique accumule les preuves de l’efficacité des régimes cétogènes dans la prise en charge d’autres affections cérébrales. Included among these are serious mental illnesses such as bipolar disorder and schizophrenia. Parallèlement à ces recherches, les personnes atteintes de ces maladies adoptent de leur propre chef un régime cétogène, parfois sans supervision médicale, ce qui comporte des risques pour l’individu. L’adoption d’un régime cétogène nécessite un changement substantiel de la composition de l’alimentation par rapport à un régime américain standard. En outre, la formulation typique d’un régime cétogène est fortement axée sur les produits animaux, bien que la cétose puisse également être atteinte grâce à des modèles alimentaires à base de plantes. Lorsque l’on étudie l’émergence de cette tendance sous l’angle des systèmes alimentaires et d’un modèle socio-écologique, on constate que des considérations importantes en matière d’équité et de durabilité sont prises en compte à toutes les échelles, à partir du patient individuel. La recherche actuelle dans ce domaine est principalement quantitative et n’a pas encore suffisamment pris en compte le point de vue des patients. La sous-représentation des perspectives des personnes atteintes d’une maladie mentale grave a été identifiée comme une lacune dans la littérature scientifique. Une intervention telle que le régime cétogène peut offrir des possibilités d’amélioration du bien-être, mais nous devons nous interroger sur les interconnexions entre les nouvelles possibilités de traitement, les soins centrés sur le patient, les conditions socio-écologiques et les systèmes alimentaires dans lesquels nous vivons. « 

Récit des aliments végétaux indigènes de la Colombie-Britannique et du Canada : Une ressource pédagogique inclusive et équitable pour les études alimentaires
Patricia Unung

Cette étude fait appel à la narration pour explorer les aliments végétaux indigènes de la Colombie-Britannique, au Canada. Cette exploration a été guidée par l’objectif d’améliorer la représentation des aliments végétaux indigènes dans le programme d’études alimentaires de la Colombie-Britannique par le biais d’un enseignement inclusif et équitable. L’enseignement inclusif et équitable des connaissances indigènes implique la promotion active des connaissances indigènes dans les espaces d’apprentissage, tant formels qu’informels. Il est directement lié à l’appel à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (2015) sur la représentation équitable des savoirs autochtones. Elle s’aligne sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), dont les articles 2 et 3 défendent l’origine, l’identité et le développement social et culturel des peuples autochtones (UNDRIP, 2007). Conformément à la résurgence de l’alimentation indigène, qui cherche à faire revivre les aliments indigènes après des décennies de négligence et de déclin dus à des facteurs sociaux et environnementaux combinés (Blanchet et al., 2021 ; Kuhnlein et al., 2001 ; Russell & Parkes, 2018 ; Thompson et al., 2020 ; Turner & Turner, 2008), l’enseignement inclusif et équitable des connaissances alimentaires indigènes inviterait à revoir l’enseignement dans les classes d’alimentation afin de créer des espaces pour la représentation de ces aliments. L’affiche présente quatre catégories clés d’aliments végétaux de la Colombie-Britannique, telles qu’elles ont été recueillies dans le cadre de cette étude. Il s’agit des légumes verts, des baies et des fruits, des écorces, des tiges, des racines et des tubercules, ainsi que des noix et des céréales. L’alimentation étant l’une des principales identités culturelles des peuples autochtones, qui réaffirme l’appartenance autochtone dans un espace social, l’enseignement actif des aliments autochtones renforcerait leur représentation robuste. Cette représentation robuste intentionnelle possède également d’autres valeurs clés pour la visibilité des aliments indigènes dans les espaces d’apprentissage, telles que la réduction de la minorisation des aliments indigènes, la résurgence effective des aliments végétaux indigènes qui les préserve de l’extinction dans le cercle des connaissances alimentaires, et la promotion de l’appréciation des aliments végétaux indigènes par les habitants non indigènes de la Colombie-Britannique et du Canada dans son ensemble.

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Val Steinmann, Michelle Holliday, Heather Thoma, Liz Guerrier

Pour devenir de meilleurs agriculteurs, nous devons devenir une meilleure communauté agricole. Tel est le postulat d’Erin Common Ground (ECG), une centaine d’agriculteurs du centre-ouest de l’Ontario, dont un noyau de responsables locaux qui s’emploient activement à rassembler leur communauté diversifiée de manière à favoriser l’apprentissage, la vitalité et la cohésion. « En encourageant une communauté de pratique dynamique et ancrée localement, rapporte une récente évaluation d’impact, l’ECG fournit aux agriculteurs une infrastructure sociale essentielle, qui soutient leur apprentissage, leur bien-être et leur réussite agricole. Ces relations se répercutent vers l’extérieur : elles améliorent la santé des sols et la lutte contre les parasites, encouragent l’expérimentation [dans les exploitations] et favorisent une culture d’entraide ». Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une pratique dévouée qui consiste à « entretenir le sol de la communauté », notamment en s’engageant à accueillir et à intégrer une diversité d’approches et de points de vue en matière d’agriculture. Au cours de cet atelier animé et expérientiel, certains des principaux intendants de l’ECG partageront des histoires et des modèles clés de la dernière décennie de ce travail, y compris les efforts actuels pour propager ces pratiques dans d’autres communautés de l’Ontario.

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Syed Hussan

2026 marque le 60e anniversaire de la création par le Canada du Programme des travailleurs agricoles saisonniers, six décennies de « temporarité à dessein » institutionnalisée qui a donné naissance à des régimes d’immigration exploiteurs à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, près de 100 000 travailleurs étrangers temporaires travaillent dans l’agriculture canadienne, et des dizaines de milliers d’autres dans la fabrication de produits alimentaires et de boissons et dans la pêche. Ils cultivent, récoltent, transforment et livrent la nourriture que nous mangeons tout en travaillant avec des permis liés à l’employeur et d’autres permis restreints qui les enferment dans la pauvreté, les confrontent à des abus verbaux, physiques et sexuels, au vol de salaire, à des conditions dangereuses et à des logements surpeuplés. Depuis six décennies, les abus et les solutions – statut permanent, permis ouverts, normes de logement applicables, etc. Au lieu de s’attaquer à ce problème, on fait des migrants les boucs émissaires de la crise du logement et de l’accessibilité financière. Le vrai coupable est la concentration du pouvoir des entreprises. Le secteur agroalimentaire canadien génère 149 milliards de dollars de PIB et exerce un lobbying plus intense que le secteur pétrolier et gazier. Les mêmes entreprises qui luttent contre les droits des travailleurs migrants soutirent des milliards aux consommateurs : les bénéfices des épiceries ont doublé entre 2019 et 2022, tandis que le nombre de visites dans les banques alimentaires a atteint des sommets historiques. Elles accaparent également les agriculteurs : le revenu agricole net a chuté de 26 % en 2024 et 40 % des exploitants agricoles prendront leur retraite d’ici à 2033 sans plan de succession. Animé par l’Alliance des travailleurs migrants pour le changement (ATMC), une organisation pancanadienne de migrants, cet atelier vise à réunir les intérêts des migrants, des petits exploitants agricoles et des consommateurs. Les participants dresseront la carte de l’architecture politique qui soutient l’exploitation des migrants, examineront comment les récits xénophobes divisent les travailleurs, identifieront les points d’appui et mettront en place des actions concrètes pour soutenir l’organisation des migrants, en centrant les migrants non pas comme un problème à gérer mais comme des partenaires essentiels dans un système alimentaire juste, équitable et abordable.

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Abordabilité des aliments et insécurité alimentaire en Ontario : Des données probantes à l’action efficace
Kim McGibbon, Lauren Kennedy

L’insécurité alimentaire des ménages (IAM) est une crise de santé publique croissante en Ontario, principalement due à l’insuffisance des revenus. Des preuves solides démontrent que les mesures politiques basées sur le revenu réduisent l’insécurité alimentaire des ménages au niveau de la population, mais les initiatives basées sur l’alimentation restent la réponse prédominante. Les diététistes en santé publique de l’Ontario (ODPH) aident les unités de santé publique (USP) à surveiller l’accessibilité des aliments en comparant les coûts des aliments et du logement aux revenus des ménages afin de démontrer que les ménages à faible revenu n’ont pas assez d’argent pour se procurer des aliments nutritifs et faire face à d’autres coûts de la vie. Cette présentation décrira le lien entre le revenu et le HFI, soulignera les facteurs systémiques qui se recoupent et montrera comment les données de suivi de l’accessibilité alimentaire sont exploitées pour l’application des connaissances et pour préconiser des solutions basées sur le revenu aux niveaux local, provincial et fédéral. Nous discuterons des interventions recommandées dans les énoncés de position de l’ODPH (2020), le rapport provincial sur l’insécurité alimentaire et l’abordabilité des aliments produit conjointement avec Santé publique Ontario, et l’appel à l’action récemment publié par l’ODPH. Un suivi et un rapport cohérents sur l’accessibilité des aliments en Ontario contribuent à l’établissement de preuves sur l’IAM et détournent l’attention des réponses basées sur l’alimentation qui peuvent apporter un soulagement temporaire mais ne s’attaquent pas aux causes profondes de l’IAM. Étant donné les conséquences significatives de la malnutrition sur la santé et l’ampleur du problème en Ontario et dans l’ensemble du pays, il est essentiel de comprendre et de soutenir des solutions fondées sur des données probantes pour réduire la malnutrition.

Du minimum nutritionnel à une alimentation décente : repenser le coût.
Jean-Philippe Laperrière

L’alimentation est souvent réduite à une question de nutrition ou de budget. Dans les débats sur la sécurité alimentaire, l’argumentaire se limite fréquemment aux ressources nécessaires pour couvrir les besoins caloriques minimaux ou à l’achat de biens jugés essentiels, notamment à travers la mesure du panier de consommation (MPC). Cette approche tend à appauvrir la compréhension de l’alimentation en la ramenant à une dépense strictement fonctionnelle. Afin de réintroduire la dimension sociale de l’alimentation, j’ai proposé en 2023 un nouvel indicateur : le budget alimentaire décent (Laperrière et Thériault, 2023). Issu d’une enquête exploratoire, cet indicateur vise à estimer le coût réel d’une alimentation de qualité, respectueuse des goûts, des cultures et des valeurs des ménages québécois. Il s’inscrit dans une approche ancrée dans les pratiques ordinaires de consommation, notamment par le suivi détaillé des achats d’une famille de la classe moyenne. Les résultats montrent que le budget alimentaire décent correspond à environ le double du montant minimal requis pour satisfaire les besoins caloriques ou couvrir les dépenses alimentaires de base définies par la MPC. Ils soulignent ainsi la nécessité d’accorder une place plus importante à l’alimentation dans le calcul des budgets, en particulier dans les débats sur les salaires, le salaire minimum et l’aide sociale. En considérant l’alimentation dans toute sa multidimensionnalité (Bricas, Conaré et Walser (dir.), 2021), cet indicateur offre un levier analytique et politique pertinent. Cette communication propose de revenir sur l’originalité de cette enquête, encore inédite dans un colloque scientifique, et d’en discuter la validité à la lumière de nouvelles données. Dans un contexte où de nombreux groupes communautaires revendiquent le droit à l’alimentation, cette perspective contribue à contester sa réduction à une dépense compressible.

Construire une plus grande table anti-capacitisme : La double contrainte de l’autisme et de l’alimentation
Apama Raghu Menon

En 2025, la Virginie-Occidentale a interdit sept colorants synthétiques dans tous les produits alimentaires après que le législateur Adam Burkhammer les a retirés de l’alimentation de ses enfants placés en famille d’accueil et a constaté une amélioration de leur comportement (CBS News, mars 2025). Les personnes autistes sont confrontées à un double standard déroutant et préjudiciable en matière d’alimentation. D’une part, des mouvements comme « Make America Healthy Again » (MAHA) promeuvent des régimes stricts pour la santé. D’autre part, les personnes autistes ont passé des décennies à se faire dire que des régimes spéciaux, tels que l’élimination du gluten et de la caséine, pourraient « guérir » ou « réparer » leur autisme. Cela crée une double contrainte : le neurotype des autistes est imputé à ce qu’ils mangent, tandis que leurs choix alimentaires sont critiqués comme étant mauvais pour la santé. Ces deux approches reposent sur la même hypothèse problématique : des experts extérieurs connaissent mieux que les personnes autistes leur propre corps et leurs besoins. Lorsque les mouvements alimentaires présentent les choix alimentaires comme des questions morales, faisant en sorte que les gens se sentent « bons » ou « mauvais » en fonction de ce qu’ils mangent, cela peut être particulièrement préjudiciable aux personnes neurodivergentes. Cet article soutient que nous devons inverser le scénario. Au lieu d’imposer des règles uniques de « saine alimentation », les réseaux de sécurité alimentaire devraient respecter la connaissance qu’ont les personnes autistes de leur propre corps. La diversité des habitudes alimentaires et des relations avec la nourriture est une expression valable de l’autodétermination, et non un problème à résoudre. Si nous voulons vraiment construire une table plus grande dans les systèmes alimentaires canadiens, nous devons considérer les besoins alimentaires neurodivergents comme étant au cœur de la justice alimentaire. Pour ce faire, il faut reconnaître les besoins alimentaires neurodivergents non pas comme des déficits nécessitant une intervention, mais comme des considérations centrales dans la création de systèmes alimentaires équitables et accessibles qui honorent tous les corps et tous les esprits.

L’alimentation en tant que médecine : Renforcer la souveraineté alimentaire et promouvoir le vieillissement en bonne santé des personnes âgées indigènes grâce à des programmes alimentaires adaptés à la culture dans les maisons de soins de longue durée
Joseph LeBlanc, Victoria Wicks, Sarah Funnell, Krystal Kehoe MacLeod

Contexte : La souveraineté alimentaire autochtone fait référence au droit des communautés autochtones à participer à tous les aspects des systèmes, savoirs et pratiques alimentaires. Les programmes d’aide au vieillissement, les institutions et les services de santé ne reflètent souvent pas les cultures et les systèmes de connaissances autochtones, ce qui empêche de vieillir en bonne santé. Guidé par une approche basée sur les forces et en partenariat avec les communautés indigènes, le projet Food as Medicine examine comment les aliments ancestraux et culturellement pertinents favorisent un vieillissement en bonne santé pour les résidents autochtones des établissements de soins de longue durée. Objectif : ce projet promeut la souveraineté alimentaire des autochtones dans les maisons de soins de longue durée en développant une compréhension de l’approvisionnement, de la préparation et du service alimentaires efficaces qui sont en accord avec les cultures autochtones. Nous espérons partager les meilleures pratiques qui favorisent l’autodétermination en s’engageant dans les pratiques alimentaires traditionnelles et le vieillissement en bonne santé. Méthodes : Ce projet est guidé par le cadre de la guérison, des médecines, des aliments et des soutiens traditionnels et est régi par un cercle consultatif autochtone avec lequel il est coproduit. Des cercles de partage avec les organes de gouvernance indigènes de trois communautés partenaires et une analyse politique des documents fédéraux, provinciaux et autochtones ont été réalisés. Ces résultats sont utilisés pour informer le travail de terrain à venir dans trois foyers de soins de longue durée dirigés par des autochtones. Ensemble, ces données enrichiront la coproduction de résultats de projets pertinents pour les communautés autochtones. Discussion : Ce projet établit des partenariats respectueux et réciproques entre les décideurs autochtones et alliés aux autochtones, les membres des communautés, les gardiens du savoir, les chercheurs, les cliniciens, les étudiants et les résidents des établissements de soins de longue durée afin de coproduire des résultats qui font progresser la souveraineté alimentaire autochtone et favorisent le vieillissement en bonne santé des aînés autochtones vivant dans des établissements de soins de longue durée.

La question de la main-d’œuvre dans les fermes écologiques de l’Ontario
Alyssa Rush

Malgré l’intérêt croissant pour l’agriculture durable, on dispose actuellement de peu d’informations sur la manière dont les agriculteurs écologiques répondent à leurs besoins en main-d’œuvre, et les travailleurs agricoles sont souvent invisibles dans les récits sur l’alimentation biologique et saine. Ma recherche doctorale se concentre donc sur les questions de main-d’œuvre dans les fermes écologiques de l’Ontario. Dans mon analyse documentaire, je donne un aperçu de la façon dont l’agriculture en Ontario est caractérisée par l’augmentation du coût des terres, le vieillissement de la population agricole, l’accroissement de l’endettement agricole, la concentration des terres et la pénurie de main-d’œuvre. Cependant, il existe peu de recherches sur les problèmes de main-d’œuvre dans les fermes écologiques de l’Ontario en particulier. Ma recherche est axée sur les questions relatives à l’approvisionnement en main-d’œuvre dans les fermes écologiques, à l’utilisation de cette main-d’œuvre et à l’impact de ces relations de travail sur les agriculteurs et les travailleurs agricoles. En fin de compte, je me demande dans quelle mesure les contraintes liées à la main-d’œuvre menacent la viabilité à long terme de l’agriculture durable. J’utilise principalement le cadre analytique des études sur le travail, avec certains concepts et idées tirés de l’écologie politique féministe. Pour répondre à mes questions de recherche, j’ai interrogé des agriculteurs et des travailleurs agricoles et j’ai procédé à une analyse documentaire approfondie. Sur la base de mes données, je soutiens que pour que les fermes écologiques de l’Ontario soient durables sur le plan environnemental et social, elles doivent fournir aux travailleurs des emplois verts qui leur permettent de rester en sécurité financière ainsi qu’en bonne santé mentale et physique. Je soutiens qu’en vertu des régimes de travail actuels en Ontario, les fermes écologiques sont souvent incapables de fournir ces emplois en raison des restrictions de financement et des marges de profit très minces réalisées en vendant des aliments biologiques ou produits de façon écologique. Il faut donc mettre en place des politiques qui soutiennent les générations futures d’agriculteurs et de travailleurs agricoles écologiques. Pour que la souveraineté alimentaire continue à se développer au Canada, la durabilité sociale doit être considérée comme une priorité au même titre que la durabilité environnementale. Dans l’état actuel des choses, les contraintes de main-d’œuvre menacent considérablement la viabilité à long terme de l’agriculture durable.

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Relations vivantes : L’engagement relationnel pour les transitions des systèmes alimentaires durables dirigés par les autochtones en Aotearoa Nouvelle-Zélande et sur l’île de la Tortue au Canada
Peter Andrée

Alors que les crises liées au chaos climatique et à la perte mondiale de biodiversité s’intensifient, les peuples autochtones et leurs systèmes alimentaires sont confrontés à des impacts négatifs de manière disproportionnée (CIDH 2025 ; IPBES 2022). Dans le même temps, les systèmes de connaissances autochtones, les modèles de gouvernance fondés sur les relations et la résurgence de l’autorité juridique autochtone (Artelle et al. 2021 ; Leonard et al. 2023 ; McAllister et al. 2023 ; Shukla et al. 2025) ont un potentiel important pour guider et informer le développement de systèmes alimentaires plus durables (Andrée et Reid, à paraître). De 2024 à 2027, le projet Living Relations (relations vivantes) partage des histoires sur la façon dont les partenaires autochtones et colons travaillent ensemble pour relever le défi de la transition vers la durabilité du système alimentaire en Aotearoa Nouvelle-Zélande (ANZ) et au Canada. Ce projet de partage des connaissances amplifie et développe le dialogue entre les initiatives autochtones de durabilité du système alimentaire afin de montrer comment ces initiatives renforcent la souveraineté alimentaire autochtone et améliorent la résilience sociétale au sens large. Cette présentation permettra de partager les nouvelles idées issues du partenariat « Relations vivantes ».

L’engagement des agriculteurs dans la recherche dirigée par les agriculteurs <–> Le spectre de la recherche dirigée par les agriculteurs
Rosie Kerr, Kayla Wakulich, Erin Nelson, Sarah Larsen, Janet Dean, Andrew Spring

Dans le but de soutenir la prise de décision fondée sur des données probantes pour les petits agriculteurs écologiques qui estiment que leurs intérêts ne sont pas pris en compte par la recherche agricole actuelle, plusieurs organisations, dont l’Ecological Farming Association of Ontario, l’Organic Farming Research Foundation et la Territorial Agrifood Association, ont commencé à s’attaquer à ce problème en créant des programmes de recherche dirigés par les agriculteurs qui les aident à mener des essais sur leurs propres terres pour répondre aux questions qu’ils se posent à la ferme. Ces programmes impliquent souvent un soutien de l’organisation pour le renforcement des capacités de recherche, la conception des essais, l’analyse des données et l’établissement de rapports. Parallèlement, les agronomes et les programmes de vulgarisation reconnaissent de plus en plus la nécessité d’orienter leurs recherches vers les agriculteurs et d’informer les communautés. Le partenariat Future Harvest rassemble des agronomes et des spécialistes des systèmes alimentaires communautaires afin de soutenir la recherche menée par les agriculteurs, la recherche dirigée par les agriculteurs et la recherche dirigée par les chercheurs dans les Territoires du Nord-Ouest. Reconnaissant la valeur d’un éventail d’approches qui répondent aux besoins des agriculteurs, ce document explore la dynamique sur le terrain (environnement social, écologique, économique, politique) qui influence l’engagement des agriculteurs avec les organisations et les universitaires sur un spectre entre la recherche dirigée par les agriculteurs et la recherche dirigée par les agriculteurs. L’article explorera la littérature académique et les rapports sur la recherche menée par les agriculteurs et la recherche dirigée par les agriculteurs afin de mieux comprendre leurs similitudes et leurs différences. Il partagera ensuite les enseignements tirés de l’expérience des personnes impliquées dans le Future Harvest Partnership, notamment des praticiens, des agronomes, des agriculteurs et des chercheurs en sciences sociales.

L’éducation alimentaire à la maison avec la Première nation de York Factory
Shirley Thompson

L’insécurité alimentaire a un impact négatif sur la santé mentale et physique. L’insécurité alimentaire des ménages est l’incapacité de nourrir sa famille avec des aliments sains, culturellement appropriés et en quantité suffisante, parce qu’on n’a pas de nourriture et pas d’argent pour en acheter davantage. Une enquête nationale réalisée en 2023 a révélé que 22,9 % des ménages canadiens sont en situation d’insécurité alimentaire, à l’exclusion des réserves des Premières nations. Dans les réserves des Premières nations du Canada, les taux sont plus que doublés, selon une étude nationale sur les réserves réalisée en 2019, qui révèle que 51 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave. En collaboration avec la Première nation de York Factory, nous ramenons l’éducation alimentaire à la maison en lançant un programme d’arts culinaires.

Podcasting pour le changement des systèmes alimentaires : Réflexions méthodologiques sur un projet international interdisciplinaire
Laine Young, Charlotte Spring, Amanda Di Battista, Andrew Spring, Evelyn Nimmo, Renata Kempf, Andres Kathunzi, Olga Millicent Awuor

Voicing Change est un projet qui a produit un podcast du même nom, par l’intermédiaire d’une communauté de pratique de chercheurs situés au Kenya, au Brésil et au Canada. L’un des principaux objectifs était de développer une méthodologie participative pour coproduire des podcasts avec, par et pour les communautés et les praticiens confrontés aux défis du système alimentaire, en vue de générer un apprentissage mutuel sur les solutions et de construire des réseaux de soutien mutuel dans nos contextes très différents du système alimentaire. Le projet était fondé sur la reconnaissance du fait que les défis du système alimentaire sont liés à des relations de pouvoir inégales et que la communication affecte la façon dont ces défis et les solutions potentielles sont identifiés, interprétés et abordés. Nous réfléchissons à notre processus méthodologique et aux défis techniques, y compris le rapprochement de différents contextes de systèmes alimentaires, le franchissement de fossés linguistiques et terminologiques/disciplinaires, la navigation dans l’accessibilité des outils et plateformes de podcast dans le Sud global, les différences institutionnelles concernant l’expertise académique, et l’accessibilité technique, temporelle, géographique et économique du contenu audio enregistré à travers les continents. Nous réfléchissons aux discussions conceptuelles de notre communauté de pratique sur les possibilités et les limites de la voix, de l’écoute approfondie et des technologies auditives/numériques en tant que portails pour signaler et confronter les injustices alimentaires. Nous examinons les dynamiques de pouvoir en jeu dans un projet de collaboration entre une université coloniale du Nord, principal bailleur de fonds, et des universités brésiliennes et kenyanes ayant accès à différents types de connaissances et de ressources. Nous discutons de la pertinence et des limites du format podcast en tant qu’outil de mobilisation des connaissances et examinons les alternatives, y compris les radios communautaires et les plateformes de médias sociaux.

Sauvetage alimentaire au niveau des producteurs dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse : Un protocole de science comportementale engagé par la communauté
Evan Wilson, Mel Jacques

Le bien-être des Canadiens est de plus en plus menacé par les taux élevés et croissants d’insécurité alimentaire, en particulier dans les communautés rurales. Dans le même temps, plus de la moitié des aliments produits au Canada sont gaspillés, ce qui représente environ 25,7 millions de tonnes métriques d’émissions de gaz à effet de serre et plus de 58 milliards de dollars de valeur perdue. Les initiatives de sauvetage alimentaire qui redirigent les surplus comestibles vers les organisations d’aide alimentaire offrent une voie prometteuse pour faire progresser l’équité, la durabilité et une économie alimentaire circulaire, mais la plupart des pertes alimentaires se produisent avant la vente au détail, au niveau du producteur et de la transformation. Malgré cela, les producteurs restent des acteurs peu étudiés dans les systèmes de sauvetage alimentaire, et il n’y a pas de recherche transparente, engagée par la communauté, pour examiner les facilitateurs et les obstacles qui façonnent leur participation. Cet exposé présente un protocole de recherche conçu pour étudier les facilitateurs et les obstacles au sauvetage alimentaire au niveau des producteurs dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse. Développé en partenariat avec Second Harvest, la plus grande organisation de sauvetage alimentaire au Canada, le projet combine la recherche participative sur l’action communautaire avec la science du comportement pour guider les futurs travaux empiriques sur ce qui permet ou limite l’engagement des producteurs dans le sauvetage alimentaire. Un comité consultatif composé de producteurs, de partenaires communautaires, d’organisations d’aide alimentaire et de membres du personnel de Second Harvest constitue l’élément central du projet. Ce comité co-conçoit l’étude afin de s’assurer que les méthodes et les outils sont ancrés dans la pratique. Le protocole prévoit une cartographie participative, des entretiens qualitatifs et des ateliers de co-conception, intégrés à des connaissances comportementales sur les normes, les incitations et les risques perçus. Ensemble, ces éléments définissent une approche transparente et transférable qui peut être appliquée dans le travail de terrain à venir et adaptée à d’autres contextes pour renforcer le sauvetage alimentaire au niveau des producteurs.

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Dîner et soirée de l’ACSA 

Lieu: Seto Dining 117 Mississaga St E, Orillia, ON L3V 1V6
Date d’entrée en vigueur: 16 juin 2026
Heure: de 18 h 30 à 22 h 00 
Billets et tarifs (voir l’onglet Inscription pour les billets)
Solidarité : $70.00 | Régulier : $120.00 | Billet de solidarité Pay it forward : $70.00

Rejoignez-nous pour une soirée inoubliable de célébration et de relations sociales à Seto. Rencontrez vos collègues des études sur l’alimentation au Canada dans une atmosphère dynamique mais détendue, en dégustant un menu soigneusement élaboré par l’une des entreprises alimentaires locales les plus récentes et les plus raffinées d’Orillia. Le dîner sera servi sous la forme d’un repas assis, de type familial, composé de trois plats. Détails du menu à venir !  En plus d’une cuisine exceptionnelle, l’événement social de cette année comprendra une conférence de presse. Lancement d’un livre présentant plusieurs publications sur les études alimentaires canadiennes – avec quelques mots des auteurs ! Nous rendrons également hommage aux réalisations exceptionnelles de l’ACFS en organisant notre cérémonie annuelle de remise des prix de l’ACFS.  Cérémonie de remise des prix, y compris le prix pour l’ensemble des études sur l’alimentation et les prix pour les travaux d’étudiants. En outre, la soirée sera marquée par un  Dégustation de vin interactive et atelier, animés par le sommelier John Carlo Meli (voir la description de l’atelier ci-dessous). 

Achetez vos billets avant le 5 juin 2026 . Les allergies et les restrictions alimentaires doivent être communiquées à l’avance pour être prises en compte. 

A propos de la nourriture : De la chef Kim Haugen de Orillia Matters

« Nous n’essayons pas d’être une version stricte et authentique d’une quelconque cuisine. C’est une cuisine ludique, honnête et inspirée par les saveurs avec lesquelles j’ai grandi et les techniques que j’ai apprises au fil des ans. » Originaire des Philippines et élevé dans une petite ville australienne, Haugen a des influences à la fois mondiales et profondes. « Chaque fois que je prépare un plat, il commence généralement par une base française et se termine par une touche asiatique », explique-t-il. « C’est une cuisine destinée à être partagée, savourée et mémorisée. Pour en savoir plus  ici

Prix pour les travaux d’étudiants : Les Prix de la meilleure communication d’un étudiant de premier cycle et le prix de la meilleure communication d’un étudiant de deuxième cycle . Le Graduate Student Paper Award vise à récompenser l’excellence scientifique et à encourager la participation des étudiants de premier et deuxième cycles. Un prix sera décerné dans chaque catégorie. Le prix comprend un montant de 200 $, une adhésion d’un an à l’ACEA et un billet gratuit pour l’événement social de l’ACEA, au cours duquel les prix seront remis.  

Le prix pour l’ensemble des réalisations honore les personnes dont les travaux d’érudition, le leadership et l’engagement public ont profondément façonné les études sur l’alimentation au Canada. Ce prix célèbre les visionnaires et les pionniers et reconnaît les contributions soutenues qui font avancer la recherche critique, renforcent les institutions, encadrent les chercheurs émergents et approfondissent les engagements collectifs en faveur de systèmes alimentaires justes et durables. Le prix comprend un billet gratuit pour l’événement social de l’ACEA, au cours duquel les prix seront remis.  

Lancement de livres : Une célébration du lancement de nouveaux livres par des chercheurs en études alimentaires canadiennes et des membres de l’ACEA entre 2024 et 2026. Plus d’informations à venir !

A propos de l’atelier : De la graine au verre – Le voyage du vin: Cet atelier utilise le vin comme une lentille pour explorer les systèmes alimentaires, l’éthique, la connaissance du lieu et l’agriculture intergénérationnelle. Animé par John Carlo Meli, éducateur viticole et viticulteur de dixième génération, vous aborderez des concepts tels que le terroir, les relations de travail et les systèmes de valeurs, de la semence à la table. Fort de son expérience dans les vignobles de sa famille à Pachino, en Sicile, et de son travail avec des négociants en vins à Saint-Émilion et à Bordeaux, ainsi que de la fourniture de vins à la LCBO, M. Meli apporte une perspective de praticien et d’universitaire à des questions clés : comment le goût transmet le lieu, comment les marchés façonnent les décisions agricoles, et comment les certifications biologiques et de commerce équitable façonnent les économies alimentaires mondiales. En tant qu’importateur qui a introduit le premier vin certifié biologique et équitable à la LCBO, il parle également de l’économie politique du vin au Canada. L’atelier est une dégustation guidée. Vous ferez une analyse sensorielle comparative de vins sélectionnés, en explorant comment la saveur, l’acidité, la structure et l’arôme reflètent le sol, le climat, les pratiques culturales et les soins apportés par l’homme. Cette dégustation permettra de relier l’expérience sensorielle au terroir, à la durabilité, à l’éthique et à la transmission des connaissances.

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